bio

Une grappe de raisins qui mûrit dans la brume…

Concevoir des films, les cadrer, les monter… Penser la technique au service du sens… Observer le monde… Mettre à jour la beauté cachée du réel… Rencontrer… Poser des questions… Conserver des traces des humains… Faire des recherches… Aller voir sur place comment ça se passe… Témoigner… Se faire le messager… Filmer des spectacles parfois… Construire une narration… Expérimenter… Illustrer… Inventer… Contribuer… 

Tombée dans une famille férue de théâtre, c’est par là que Claire Ananos débute son parcours… Elle fuit -très très vite- le plateau pour se retrouver en régie, là où la création artistique et la technique dialoguent.

Après un DEUG de Psychologie -très enrichissant mais pas assez manuel pour elle-, elle entre à l’Ecole Supérieure d’Audio-Visuel de Toulouse dont elle ressortira diplômée en conception générale audiovisuelle (autrement dit en réalisation audiovisuelle).

Peu à peu son style et son langage audiovisuel s’affine. Elle devient réalisatrice de documentaires de création. Et s’il lui arrive de bifurquer vers la fiction ou le dessin animé, la base de tous ses films trouve toujours sa source dans le réel.

Tout en occupant des postes en régie audiovisuelle de spectacles à l’auditorium du musée d’Orsay, à l’auditorium de la BNF et dans le service audiovisuel de l’Ecole Normale supérieure… Ou en accompagnant des enfants ou des personnes handicapées dans la conception d’objets filmiques… Elle réalise des films d’auteur pour le spectacle vivant ou la production audiovisuelle.

En documentaire, elle réalise notamment *frontière intérieure / lecture du quartier de la Goutte d’Or à travers l’oeuvre de François Maspero, et *volatil(e) (sélectionné aux Etats Généraux du Film Documentaire de Lussas), ou *Job/matières brutes (ciné concert inaugural du bâtiment Job de Toulouse).

Elle reconstitue en dessins animés une dizaine de pièces d’ombres du Cabaret du Chat Noir pour le musée d’Orsay et pour le Mucem en respectant les techniques de machinerie employées à la fin du 19ème siècle par le peintre Henri Rivière.

Durant une dizaine d’années, elle réunit 3 collectifs d’artistes autour de l’oeuvre Antigone de Henri Bauchau où elle créé une trentaine de films expérimentaux et documentaires (ce projet sera accueilli en résidence à l’espace Khiasma, Les Lilas). Sur 3 de ces films, elle invite Gaëlle Bourges, danseuse et chorégraphe à collaborer. Depuis, elle travaille régulièrement avec l’association Os.

En 2000, elle collabore avec le réalisateur Hervé Nisic autour du film Revoir Nijinsky danser. Cela lui permet de découvrir le parcours de ce réalisateur, sa filmographie ainsi qu’une appréhension du monde et un langage audiovisuel dans lesquels elle se reconnaît. Sur le chemin de Claire Ananos, Hervé Nisic fait figure de cairn solide et durable.

Depuis 2012, elle mène le projet de la microscopique dont le questionnement central est « comment chacun habite un lieu et comment ce lieu nous habite ». A ce jour, la microscopique regroupe une soixantaine de films – de durée et de tons très différents – travaillés sur 7 territoires (Arette, Bagnols-sur-Cèze, Flobecq en Belgique – réalisé en collaboration avec les danseuses Claire Malchrowitz et Marion Rhéty -, Saint-Denis, Oloron-Ste-Marie, l’île de Sein – avec le metteur en scène Frédéric Ferrer – et Château-Thierry – avec la chorégraphe Gaëlle Bourges.)

Accompagner des enfants… Faire des films avec… Apprendre des enfants… Les observer et les écouter… Ateliers vidéo ou Montessori… Les aider à déployer et révéler leurs potentialités singulières… Leur permettre de construire leur rapport au monde… Sans entrave, ni jugement, ni punition, ni récompense… Être là pour eux, s'ils ont besoin… Transmettre avec plaisir et jeu… Contribuer…